Cet instant viendra

pouchkine

   Dans la télé dentale toute détruite, un enfant trifurque les boutons.
   Une écharde lui glisse sous la peau, qui se désagrège, déjà, le poison du temps l’assombrit.
   Dans ce profond silence, animaux fantasques dansent, en cercles fractales ; disparaissent enfin, quand l’humain rêve d’un rien.
   Mauvais danseurs, vieux d’illusions, à l’âme aveugle !
      Entendez : « La vie sans tragédie est peu de chose. »
   L’intense soulagement de la guérison, par une nouvelle intuition, simple du regard, non perdu dans les cieux, mais ici-bas, y faire attention, comme d’un nouveau-né :
      « Cet instant viendra. »
   Ma seule croyance… en mes terres est venue cultiver, de nouvelles couleurs, de sérieux pouvoirs, de belles volontés, un destin moins rêvé, un instant éclairé !
   Par l’amour d’avoir rencontré l’être, des choses véritables et matérielles, sans lesquelles la vie serait un ailleurs, ou fantasme, ou vain passage.
   Que veulent dire tous nos théâtres, nos abus d’esprit si bien affinés ? Lorsque l’on cherche la vérité Dieu rit, l’Idiot.
   Les ponts bêlent par son gras rire et les jours Robinsonnent quand le prétendu savant prie : « Vérité, je t’aime. »
   Qui m’enlèvera ce que j’ai dans la tête, aura les clés d’un paradis sans prophète.

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